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Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Chapitre 1

K et ses amis

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Précédemment dans “Si j’aurais…”

La nuit fût courte, très courte.
Si l’un des gendarmes accepta de couper la dernière sirène, il refusa d’éteindre les gyrophares. Et de toute évidence, cette dernière demande était vraiment exagérée.

J’avais donc passé le reste de la nuit allongé dans ma voiture, les pieds à l’air, utilisant une veste comme couverture. Frigorifié, mon sommeil fût plus que troublé. Je pensais à cette pauvre fille, à mon chien qui devait défiler fièrement devant ses potes de la forêt pour leur montrer ce qu’il venait de trouver. Et puis, ma conscience me travaillait : j’aurais du parler des nichons. Trop tard cependant. Je n’avais aucune envie que de si précieux détails étrangement oubliés n’aiguisent l’envie pour le Jack local de jouer avec l’une de mes rotules.

En parlant du loup… Alors que le soleil était levé depuis une petite demi-heure, le chef venait à mon encontre. Armé d’un sourire chaleureux, il me faisait signe de baisser ma vitre : “Monsieur, nous devons encore travailler sur le lieu du… euh dans la forêt. Prenez une bonne douche, mangez un morceau. Dès que nous aurons fini ici, nous vous demanderons de venir à la Gendarmerie pour faire une déposition. Vous pourrez ensuite rentrer chez vous”.

Les mystères du cerveau. Tandis que j’avais trouvé un corps et peut être rendu un fier service à la famille de la disparue, je ne pensais qu’à une seule chose dont je ne pouvais trouver la réponse puisque n’arrivant pas à capter la moindre radio : le PSG a-t-il gagné hier ?

Après quelques minutes, je trouvais finalement le courage suffisant pour glisser mes pieds dans mes chaussures froides et boueuses. Direction, la maison, la chambre pour un rapt de fringues et la douche. Avant de prendre ma dose d’eau chaude, je mettais en route le poste toujours posé dans la salle de bain. Elle a toujours aussi bon goût.

Propre et déguisé des fringues (de gros snobe) du mec de mon ex et alors que je m’apprêtais à partir à la recherche d’une boulangerie, un jeune gendarme me proposa de troquer deux pains au chocolat contre un café bien chaud. Assis autour de la table et passées les banalités que l’on peut se raconter, je tentais de glaner des informations sur ma découverte.
Peu loquace, il semblait surtout peu au courant. Notre petit déjeuner englouti, chacun retourna à ses occupations : lui tournait autour de son camion et moi, je le regardais tourner.

Soudain, trois grosses berlines débarquèrent dans la cour de la maison. Ces cons se prennaient pour des flics du FBI : vitres teintées et dérapages au frein à main pour s’immobiliser. La grande classe. Cette discrète arrivée eut le mérite de dynamiser la foule présente. En un instant, le chef arrivait, accompagné de tous ses collègues. Je n’entendais pas ce qu’ils se disaient mais l’échange semblait musclé.
Après quelques cris, échanges de documents et coups de téléphone, le chef leur indiquait la maison, enfin le perron de la maison ou plutôt celui qui était perché dessus : moi !

A l’exception du plus grand, qui dans un excès de bon goût arborait de superbes chaussettes, ils étaient impeccablement vêtus de costumes noirs. Aurais je trouvé un extra-terrestre ?
De toute évidence, ma première impression était la bonne : ils étaient de vrais gros cons ! Arrogants, directifs, suspicieux. J’étais en train d’atterrir dans un mauvais téléfilm américain. Les questions se succédaient à un rythme insupportable, d’autant qu’elles étaient toujours les mêmes, formulées différemment. “Non, je ne connais pas cette personne. Non, je n’habite pas ici, c’est la maison de mon ex-femme. Non, ce n’est pas mon ex dans la forêt, elle est en train de se faire bronzer le nombril. Non, je ne suis pas allé en Russie, ni cette année, ni les autres d’ailleurs…”.
Avouer. Avouer pour que ça s’arrête. Je commençais à comprendre comment les gens se mettaient à raconter n’importe quoi en garde à vue. Seul problème pour eux : quand il faut jouer au con, aux grands regrets de ma mère, je suis toujours certain de gagner !
Visiblement peu convaincus par mes déclarations, ils décidaient toutefois de passer à autre chose et partirent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Passablement énervé par ces boeufs, je m’apprêtais à me défouler sur le chef de la gendarmerie quand ce dernier, d’une voix sincère, me présenta toutes ses excuses pour ce qui venait de se passer et me promis que la déposition à la gendarmerie serait rapide.
Effectivement, moins d’une heure plus tard, le fourgon me raccompagnait à la maison. Sympa, le gendarme me laissa même m’amuser avec la sirène à travers champs.
Une fois parti, je me retrouvais seul dans la cour de la maison. Hugo était allongé devant la porte de la maison, sa tête reposant… sur la prothèse. “Allez en voiture et lâche ce nichon !”.

Si ce qui distingue le plus mon chien de mon ex est de toute évidence sa pilosité, il est certain qu’ils se rapprochent sur un autre point : ils ne m’écoutent jamais, l’un comme l’autre.
Quelques heures après mon arrivée, je me retrouvais donc sur l’autoroute, mais dans l’autre sens, avec en plus, un chien allongé à l’arrière de ma caisse, nettoyant à grands coups de langue un sein qui ne lui appartenait pas.

Autoroute. Essence. Péage. Périph bouché. Gros cons aux volants. Je suis presque arrivé.
Bouchons. Gros cons aux volants. Cadre bcbg en vélo. C’est bon, je suis arrivé. Paris, je suis de retour.
Mon parking était dans mon immeuble. Privilège relativement rare pour le souligner. Hugo n’avait pas voulu lâcher son nichon. Pourvu que je ne croise personne et surtout pas l’étudiante en médecine de l’étage du dessous : un pantalon en velours, une chemise à carreau et un chien mordillant l’ex-sein d’un cadavre, il en faut souvent moins pour faire fuir une ravissante jeune femme.
Arrivé au 3ème étage, je me dirigeais vers mon appartement quand… “merde, ma porte est ouverte” !

1- Oh putain, là c’est trop ! Furieux de la galère des dernières heures, je débranchais mon cerveau et, suivi de mon fidèle clébard, je rentrais dans l’appart en hurlant “Je vais tous vous buter !”

2- Ils sont peut être encore dedans. De peur d’être surpris, je me dirigeais vers la porte de l’escalier de secours. Une fois derrière la porte, j’appelais la police.

3- Ils sont peut être partis… ou pas. “Hugo, vite vas à la maison, je t’ai laissé trois poulets vivants pour le déjeuner”. Le chien entra, son nichon à la gueule.

Que dois-je faire ?

  • 1- Entrer en hurlant et taper sur tout ce qui bouge (40,0%, 19 Votes)
  • 2- Me cacher et appeler la Police (15,0%, 7 Votes)
  • 3- Envoyer mon chien en éclaireur (47,0%, 22 Votes)

Nbre de votes: 47

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Les “sacs”

Précédemment dans “Si j’aurais”.

Quelle étrange idée de mourir dans une forêt en conservant contre soi deux sacs. Au moins, aux yeux de cette personne, ils devaient avoir une certaine valeur. Au mieux, ils pourraient en avoir aussi pour moi ! “Hugo, ta gueule ! Arrête d’aboyer ! Ne t’inquiète pas, je te laisse les os, je ne prends que les sacs”.

Hugo, selon toute vraisemblance, tentait de se faire le coup du lapin. Attaché par sa laisse à un arbre, il tirait de toutes ses forces et ne s’arrêtait que pour essayer de reprendre sa respiration. Con de mime ! Con de chien !

Plus je m’approchais de ce qui fût un corps autrefois, plus j’essayais d’imaginer la personne que j’avais en face de moi. De petite taille, le corps décharné face à moi devait sans doute être une femme. Les os, d’une épaisseur confortable, n’étaient sûrement pas assez fins pour appartenir à un enfant.
Un enfant ? Une femme ? mais qui que ce soit, comment a-t-elle pu finir ici et ainsi, sans que personne ne vienne la chercher ?
La boue recouvrait encore une grande partie du corps. Par précaution, je promenais mes chaussures contre les os afin de m’assurer que je ne sais quelle mystérieuse bête n’attendait, cachée, pour m’attaquer. Une fois la zone “sécurisée”, je me décidais, avec le soutien vocal de mon chien, à nettoyer, toujours de mon pied délicat, les sacs.

Des sacs pour l’instant, je ne pouvais qu’en deviner la forme tant ils étaient couverts de boue et la couleur : un mélange de gris et de blanc opaque. Étonnante couleur d’ailleurs pour un sac.
Alors que je passais délicatement ma semelle sur l’objet mystérieux, j’eus une étrange sensation : le sac semblait liquide comme si la pluie était entrée dedans. De peur de l’exploser, je continuais mon nettoyage plantaire aussi doucement que possible. En quelques secondes, éclairé par ma lampe, je voyais une chose étrange, qui de toute évidence ne ressemblait plus à un sac.
On aurait dit un ballon qu’on aurait rempli d’eau. Ceci dit, je n’ai jamais vu de couleur pareille sur un ballon. Non, cela ressemblait beaucoup plus à une capote remplie d’eau !
Intrigué, je nettoyais alors le second ballon et découvrais un objet similaire. “Mais putain, qu’est ce que c’est !”.

A quelques centaines de mètres, les gyrophares et les sirènes faisaient remarquer leur présence. La moitié des forces armées de ce pays avait semble-t-il débarqué dans mon ex-demeure. Au cas où je ne les aurais pas remarqué, une série de klaxon s’ajoutait au brouhaha policier. Encore heureux qu’ils n’aient pas eu de canons…

Avant de partir les rejoindre, je voulais toutefois comprendre ce que j’avais face à moi. Dégoûté par la présence des os, je prenais le peu de courage que qui me restait à deux mains et attrapais l’un des sacs.
“Mais c’est dégueulasse !” Aussitôt pris, aussitôt relâché. Le sac n’en était pas un. Ce n’était ni une capote ni un ballon rempli d’eau. C’était… gélatineux.
L’écoeurement et la surprise passés, je reprenais l’objet mystérieux en main. Aucune fermeture, aucun bouton, tout semblait parfaitement hermétique.
Faisant bouger l’objet dans mes mains, une vague sensation de déjà vu, ou plutôt de déjà touché, me submergeait. Je connais ça… Alors que je fouillais dans mes souvenirs, la réponse m’arriva en télégramme : “Jérémie ! Enterrement de vie de garçon ! Barcelone ! Boite à Strip Tease !”.
Cette fois ci, c’est la nausée qui me submergea. Sans rien pouvoir contrôler -comme à Barcelone d’ailleurs- je vomis les restes de mc do que j’avais dans l’estomac.
Je tenais dans ma main une prothèse mammaire ! Ce qui devait être il y a quelques temps un objet de fantasme pour la plupart des hommes ayant croisé cette personne tenait dans ma main à présent !
Encore un filet de bave à la bouche, je lâchais ce que j’espérais être un sac rempli de billets il y a encore quelques instants et partais détacher mon chien pour rentrer chez moi et faire ma déclaration aux forces de l’ordre.

Je ne fis que quelques centaines de mètres. Impatients, les gendarmes avaient suivi mes informations et étaient venus à ma rencontre. Voyant ma couleur verdâtre, une personne me proposa de m’accompagner chez moi pour me reposer.
Ne voulant pas passer la nuit ici et encore moins la journée de demain au poste, je refusa poliement et commença à raconter qui j’étais, ce que je faisais là et comment j’avais trouvé le corps. Après m’avoir écouté, mon interlocuteur -le chef selon toute vraisemblance- me demanda de les accompagner jusqu’au corps.
Alors que j’enjambais les derniers buissons, ma chaussure resta collée à la boue. Surpris par le fait que mon pied ne se levait pas comme prévu, je m’étalais dans les buis, des petites branches venant me griffer tout le corps. Tout en hurlant un “putain de merde” à réveiller le mort qui gisait non loin d’ici,  je lâchais la laisse et mon chien en profita pour filer droit en direction du corps.

Alors que je me relevais, aidé par un gendarme, je voyais, stupéfié, Hugo foncer droit sur le corps et prendre dans sa gueule un des nichons ! Un instant plus tard, il avait disparu.
“Con de chien, reviens ! Si je t’attrape, je te…”. Ne jamais menacer de mort quelqu’un, même un chien, en présence de gendarmes. “Excusez moi mais je suis un peu sur les nerfs”.
De toute évidence, personne n’avait vu le chien s’emparer d’un des nichons et donc personne ne comprenait mon soudain énervement.
Une fois les derniers buissons enjambés, je montrais le corps ou plutôt ce qu’il en restait aux gendarmes. Et alors que je m’apprêtais à leur expliquer ce que mon chien venait de dérober, je constatais avec stupeur que l’autre prothèse mammaire avait également disparu !

1- “Je suis assez confus mais sur le corps reposaient il y a quelques instants encore deux prothèses mammaires. Mon chien vient de partir avec l’un d’elles dans sa gueule, et la seconde a disparu !” Le gendarme en chef me regardait, se demandant si j’étais bourré, sincère ou vraiment perturbé. “Non, je vous assure que c’est vrai, je les avais en main il y a encore quelques minutes”. En un instant, le regard de l’ensemble des hommes en uniforme avait changé. De l’état de découvreur du corps, je venais de passer à celui de suspect !

2- Comment le second nichon avait fait pour s’envoler. Mon foutu chien n’y était pour rien. Mais alors qui avait pris l’autre ? Un sanglier ? Après tout, qu’est ce que ça va changer, si je ne dis rien. Personne à part moi ne connaît l’existence de ces prothèses. Moins j’en dis, plus vite ce sera terminé. Et moins je reste ici, moins on me posera de questions. “Chef, si cela ne vous embête pas, je vais aller me reposer. Si vous avez besoin de moi, je suis dans ma voiture, je vais essayer de dormir, vos sirènes discrètes et réconfortantes ne font pas le poids face à ma fatigue !”. Tout en espérant qu’il ne surgisse pas avec le nichon tout déchiré en gueule, je lançais avant de m’éclipser “Hugo ! allez, on rentre à la maison”.

Que dois-je faire ?

  • 1- Ma mère m'a toujours dit "dis toujours la vérité même si sur le moment c'est pénible à raconter" (31,0%, 13 Votes)
  • 2- Mon père m'a toujours dit "c'est mal de mentir ou de cacher des choses que si tu te fais attraper" (69,0%, 29 Votes)

Nbre de votes: 42

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Hugo aboyait toujours

Précédemment dans “Si j’aurais”.

La boue était définitivement entrée dans mes chaussures, mes chaussettes émettant un sploch sploch à chaque pas qui ne laissait plus aucun doute sur l’état de leur hydratation.
Tandis que je m’efforçais d’enjamber les buissons qui me séparaient de mon chien, les grognements s’arrêtèrent.

“Hugo ! Huuuuuuuuuuugo!”
Je restais là, figé, à cheval sur un buis. Pas un bruit. Ou plutôt plein de bruits. Des craquements. Peut être des pas.
“Hugo ! Huuuuuuuuuuugo!”

Tel un enfant, sans raison, je commençais à avoir peur, à entendre toute sorte de choses. Mais où est donc passé ce chien ? Je le cherche partout.

Soudain, un bruit devant moi, entre les minis arbustes que je venais de tenter de traverser quelques secondes plus tôt. Juste devant moi, dans la lignée de mon entre-jambes.
Tel un footballer placé dans son mur, je réagissais promptement en plaçant en guise de protection mes deux mains sur mes parties intimes.
On a beau dit que le ridicule ne tue pas mais quand même, il était préférable pour ma réputation que personne ne me voit. Trempé, les pieds plein de boue, un pied de chaque coté d’un arbuste avec les mains au niveau du calebute en train d’appeler un chien : je devais vraiment avoir l’air con !

Les bruits stoppèrent durant quelques longues secondes puis se rapprochèrent rapidement. Ne sachant pas quoi faire, toujours immobile les jambes écartées, je prenais mon courage à deux mains : les yeux fermés, je me mis à serrer mes dents de toutes mes forces, attendant un terrible je ne sais quoi.

Le danger s’immobilisa moins d’un mètre devant moi. L’odeur et le bruit ne laissaient aucun doute : “Con de chien, tu m’as fait peur !”.
Hugo était là et, à l’exception d’une queue qu’il secouait frénétiquement, il ne bougeait pas.
Il avait un truc dans la gueule. Un bâton ? Un os ?

J’étais gêné par les petites branches qui m’empêchaient de voir. Le danger étant écarté, je faisais quelques pas pour me mettre dans une position plus confortable.
A l’aide de ma torche, je me mis à chercher le chien dans l’enchevêtrement des buissons.
“Hugo, viens ici”.
Quand il finit par arriver, je constatais qu’il ne s’agissait que d’un bâton. A moins que… oh ! il s’agit d’un os, recouvert de boue. Sans rien connaître en anatomie animale ou humaine, la taille respectueuse de l’os ne laissait aucun doute. “Bordel Hugo! Lâche cette hanche!”

Mes jambes ont commencé à s’entrechoquer. Comment ? Pourquoi ?
Prenant mon courage à deux mains, après avoir réussi à arracher des crocs de mon foutu chien, la première hanche que je tenais de ma vie, je décidais de me diriger là où quelques instants plus tôt, Hugo aboyait.

Une torche dans une main, une hanche dans l’autre. Dire qu’il y a quelques minutes, je me sentais ridicule…

Plus je m’approchais, plus j’arrivais à distinguer ce qui intriguait tant mon ex-clébard. Point de truffes, quoique s’il devait y en avoir, je peux jurer sur tous les Dieux que je n’en mangerais pas une ! Non, Hugo aboyait devant quelqu’un, enfin, devant les os de quelqu’un…

La boule de poils était dans un excitation comme jamais. Par réflexe, sans trop savoir pourquoi, je m’efforçais de l’empêcher de venir s’approcher du corps. Après tout, si je devais finir ma vie dans une forêt sous un arbre, peut être que je n’aimerais pas servir de cure-dents à un chien.
Malgré la boue, je pouvais distinguer la plupart des os. Ils n’avaient pas bougé. Les fortes pluies des derniers jours avaient du contribuer à mettre le corps à nu, la boue s’étant écoulée plus bas.
Depuis combien de temps ce corps était là ? Qui était cette personne ?

Après avoir réussi à attacher Hugo à un arbre, je décidais d’appeler la Police, enfin, la Gendarmerie… bref, je sais pas trop qui de la Police ou de la Gendarmerie. Mon interlocuteur, qui a commencé par m’expliquer les risques que j’encourrais à raconter n’importe quoi, finit par me croire et me demanda d’attendre ses collègues dans ma demeure, mes explications pour venir jusqu’au corps lui semblant trop confuses.

Alors que je m’apprêtais à détacher mon chien, je jetais un dernier coup d’œil au corps. Quelque chose m’intriguait. On dirait bien deux sacs sur le torse de cette personne.

1- Le relatif silence de la nuit fut déchiré par une multitude de sirènes au loin. Je pouvais deviner au loin les girophares bleus arrivant à grande allure. Etant donné l’accueil chaleureux auquel j’avais eu droit, je ferais mieux de me dépêcher. “Hugo, viens, on retourne à la maison”.

2- Quelle étrange idée de mourir dans une forêt en conservant contre soi deux sacs. Au moins, aux yeux de cette personne, ils devaient avoir une certaine valeur. Au mieux, ils pourraient en avoir aussi pour moi ! “Hugo, ta gueule ! Arrête d’aboyer ! Ne t’inquiète pas, je te laisse les os, je ne prends que les sacs”.

(Lire la suite…)

Foutue…

130 km/h. 133 peut être. Pas plus. Foutus radars. Foutue ligne droite. Foutue autoroute.
Encore 20 minutes à rouler, seul, au milieu de nulle part. 20 minutes à écouter les mêmes informations en boucle. Foutu lecteur CD en panne !

“Prenez la prochaine sortie à 800 mètres”.
Le GPS me sort de mes songes. Je suis les instructions. Droite, gauche… Suis-je si seul pour allumer un GPS pour me tenir compagnie ?

Je connais ce chemin par coeur. C’est chez moi. Ou plutôt c’était chez moi. Pendant 10 ans.
Foutue séparation! Foutue garde alternée !

Le portail est fermé. Je descends. J’ai les pieds dans la boue. Foutue boue.
Cet automne ressemble de plus en plus à l’hiver. J’ai froid. J’ai les pieds mouillés. Mais qu’est ce que je fais là.

La maison est éteinte. Si tôt la porte ouverte, Hugo me saute dessus. Il a du entendre la voiture arriver.

Hugo me saute dessus et me lèche à grands coups de langues. Hugo est mon chien. Enfin, c’était notre chien. Il est désormais mon chien à temps partiel, quand sa maitresse, qui se trouve être accessoirement mon ex-maitresse, est en vacances.

Maigre consolation après une séparation désastreuse.

Foutue….

La maison est située à la lisière de la forêt. Le bon parisien dirait qu’elle est perdue au fin fond de la France. Le bobo lui trouverait du charme. Le local remarquerait que c’est la maison d’un bon parisien, d’un bobo parisien, ou plutôt d’une bobo parisienne.

De toute évidence, Hugo n’est pas sorti de la journée. Assis devant la porte, il aboie pour que je lui ouvre la porte. Si je le laisse sortir, je suis certain de ne plus le revoir de la nuit et je n’ai aucune envie de dormir ici. Si je le mets dans la voiture, je suis certain qu’il finira par pisser sur mes sièges.

Et puis, après tout, j’ai déjà les pieds mouillés.
Par sécurité, je prends la laisse et la grosse veste que Georges -mon remplaçant- a laissé accrochée au portemanteau.

Sitôt la porte entrouverte, Hugo se rue dehors. Quelques secondes auront suffit pour que je le vois disparaître dans la forêt.

Je n’ai plus le choix : je saisis la lampe torche posée à l’entrée et pars le rejoindre.

Alors que je suis un chemin parcouru des centaines de fois, je repense à toutes ces promenades que nous faisions tous les deux, enfin, tous les trois. C’est incroyable comme ce qui peut paraître banal, ce que l’on pense immuable, à jamais gravé dans la pierre, peut s’effondrer en un instant.

Soudain, les aboiements répétés de Hugo me ramènent à la réalité. J’ai beau l’appeler, il continue à aboyer, immobile. Je m’approche. Il est là, jappant en direction du sol, tournant autour d’une masse sombre que je n’arrive à distinguer.

1- Hugo est tout excité. En général, seul un lapin caché dans un terrier ou un chat imprudent perché dans un arbre du jardin peuvent le mettre dans cet état. Il a du trouver un nouvel animal à exterminer. Je vais l’attendre patiemment, il finira bien par revenir…

2- “Hugo ! Con de chien ! viens ici !”. Foutue soirée. Je pourrais être tranquillement chez moi en train de regarder le PSG jouer tout en dégustant des sushis. “Viens ici!”. La boule de poils feignant d’ignorer mes hurlements décida donc de son chatiement. Je prends le premier caillou venu et lui jette dessus…

3- La soirée de la loose… J’ai froid. J’ai les pieds trempés. J’ai de la boue jusqu’aux mollets. Je suis perdu dans une forêt à attendre un chien qui a trouvé quelque chose au milieu de la boue gluante. Peut être est-ce un signe ? Peut être que ma sale période est passée ? La chance a enfin tourné. “Attends Hugo, j’arrive”…

(Lire la suite…)

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