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    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
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Archive: Chapitre 2

Wanted Hugo : dead or alive

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Hugo ! Pauvre chien. Je l’ai envoyé au casse pipe. Ceci dit, en tout honnêteté, au risque de faire hérisser les poils de Brigitte en disant cela (Bardot hein… pas l’autre!) mieux valait lui que moi !

Il fallait tout de même que je fasse quelque chose. Il y a encore quelques heures, j’étais prêt à lui faire manger ma chaussure pour l’empêcher de manger l’os du femme que je ne connaissais pas. Même si cette idée ne me réjouissait guère, je ne pouvais quand même pas le laisser dans mon salon !

Le commissariat se trouvait juste devant l’entrée des Halles. Quelques instants plus tard, je déambulais dans les couloirs du métro. J’aurais pu retourner immédiatement chez moi mais cela me semblait beaucoup trop périlleux. En effet, lorsque la Police est venue interrompre notre petite partie de “tartes dans ta gueule“, les Russes se sont volatilisés. Ils ont très bien pu me suivre jusqu’au poste et attendre tranquillement ma sortie.

J’ignorais toujours pourquoi ils s’en étaient pris à mon chien et moi. Mais de toute évidence, cela devait avoir un rapport avec le corps qu’on avait découvert (et que mon coéquipier avait partiellement goûté!).

Je marchais toujours dans les couloirs du métro. Malgré le monde, je sentais continuellement une présence derrière moi, un regard. La peur m’empêchait de me retourner. Étais-je réellement suivi ou était-ce juste de la paranoïa ? Marcher dans les couloirs ne suffirait pas à semer d’éventuels poursuivants. Je devais monter dans une rame. Encore fallait-il savoir où aller !

Et si j’allais chez Martine ?
Martine était la mère d’un ami. Très accueillante, elle vivait à Pontault Combault. Elle était suffisamment proche pour m’accueillir tout en étant suffisamment éloignée de ma vie tumultueuse pour ne pas lui attirer de problèmes ; les Russes ainsi que K mettraient sans doute de longues heures avant de se rendre compte qu’elle n’a aucun rapport avec ce qu’ils recherchaient.

Je devais donc prendre le RER. Tandis que je déambulais dans les longs couloirs, je continuais à sentir cette présence derrière moi.  Arrivé sur le quai, je me positionnais en tête de train. Afin de vérifier mes soupçons, je m’agenouillais pour refaire mes lacets et regardais du coin de l’oeil dans le miroir réservé au conducteur du RER si je reconnaissais quelqu’un dans mon dos. Bordel ! Celui qui avait cogné ma joue quelques instants plus tôt était bien là, essayant de se cacher derrière un journal gratuit qu’il avait du ramasser dans les couloirs.

Soupçonner d’être suivi est une chose. Mais le constater en est une autre. Désormais, j’avais l’avantage. Je reprenais donc la posture que l’on se doit d’avoir quand on est parisien et qu’on attend son métro : droit comme “i”, le regard vague et je tirais la gueule. Derrière ce masque, je réfléchissais à la tactique à adopter.

Le train entra en gare. Je me mis sur le coté pour laisser sortir les gens. J’étais dans le sens inverse de marche : je pouvais donc voir mon poursuivant et le reste du train. Craignant d’être démasqué, le Russe se cachait tant bien que mal derrière son journal et se jeta dans le train dès qu’il le pu. Rapidement, il fut encerclé par la foule puis poussé au fond. J’étais encore sur le quai, laissant entrer les personnes à mes cotés. Puis ce fut mon tour. J’étais le dernier. Le quai était désert, toutes les personnes étant montées à l’intérieur. A mon tour, j’entrais et me positionnais là où il restait de la place, c’est à dire à l’entrée de la rame. La sonnerie retentit. Alors que le mécanisme de fermeture des portes s’engagea, je bondis du RER. Les portes venaient de se fermer, piégeant mon poursuivant à l’intérieur.

La rage qu’exprimait son regard me glaça les os. Il me dévisageait tout en s’éloignant. Ce mec ne rigolait vraiment pas. Je ne savais toujours pas pourquoi tous ces gens étaient à mes trousses mais je voyais bien que ma vie n’était pas un problème pour eux.

Il fallait que je me dépêche. Le temps pour lui d’arriver à la prochaine station et de revenir ici lui prendrait un bon quart d’heure. Sans compter qu’il pourrait très bien avertir ses collègues de ma fuite.
Je me dirigeais donc vers la sortie. Une fois dehors, alors que je me dirigeais vers mon appartement, un doute surgit : et s’ils m’attendaient en bas de chez moi ?
Changement de tactique. Je fis un geste au premier taxi venu. Tandis que je lui donnais mon adresse, je fus accueilli avec toute la politesse parisienne “Mais vous vous foutez de moi ? c’est tout juste à deux cent mètres!”. Un billet de dix euros calma mon chauffeur et finalement quelques instants plus tard, il me déposait presque avec le sourire à l’intérieur de mon parking. Après une inspection sommaire, je me dirigeais vers l’ascenseur et le 4ème étage. Je ne voulais pas aller directement chez moi pour ne pas tomber nez à nez avec qui que ce soit ni retourner au 5ème étage de peur que quelqu’un ne s’attende à me voir revenir par le toit. Une fois au 4ème, j’ouvrais timidement la porte de l’escalier de service. Personne. Je descendais d’un étage. Là non plus personne. Ils me pensaient sûrement trop malin pour revenir ici. Les cons !

Une surprise m’attendait. La porte de mon appartement était fermée ! Pas un bruit à l’intérieur. Tel un gamin, j’appuyais sur la sonnette avant de partir me cacher dans le couloir. Rien. Toujours pas de bruit. A moitié rassuré, j’ouvrais la porte de l’appartement. Merde !

Hugo n’était plus là. Seule une tache de sang rappelait sa présence. L’appartement était sans dessus dessous, mon lit et mon canapé déchirés, mes livres renversés. Même le bac à glaçon de mon congélateur avait été fouillé ! Et mon chien avait disparu… Alors que je parcourais mon appartement pour essayer de trouver quelque chose d’intact, une nouvelle surprise m’attendait dans ma salle de bain. Sur le miroir était écrit en gros, au rouge à lèvre : C’EST QUAND TU VEUX !

Bordel de queue ! Étant donnée la tournure des évènements de ces dernières heures, mon premier réflexe fût de penser à un rapt et une demande de rançon. Puis, de retour à la lucidité, un demi-neuronne suffit pour arriver à penser qu’on ne kidnappe pas un chien mourant voire mort. Non, “c’est quand tu veux” signifiait autre chose. “C’est quand tu veux” était la phrase que je répétais chaque soir que je croisais, un verre dans le nez, l’étudiante en médecine de l’étage du dessous. Chaque fois, elle me répondait que quand viendrait le moment elle me le ferait savoir. Étant donnée qu’elle n’avait pas ma clé, il paraissait évident qu’elle était venue alors que la porte était encore ouverte. Quelques instants plus tard, je frappais à sa porte. Après avoir regardé par son judas, elle m’ouvrait la porte puis me serrait dans ses bras. Hugo était là. Elle lui avait apposé un énorme bandage autour du thorax. Il était donc vivant.

“Mais qu’est ce qui se passe ? J’étais tellement inquiète ! Où étais-tu passé ? Qui a tiré sur ton chien ?”.

1- Elle avait pris de gros risques : alertée par le bruit, elle était venue chez moi et avait ramassé mon chien se vidant de son sang puis l’avait soigné. Je devais lui épargner de nouveaux problèmes. Je vais lui raconter un gros mensonge et m’éclipsais pour la laisser en dehors de tout ça.

2- Elle avait pris de gros risques : alertée par le bruit, elle était venue chez moi et avait ramassé mon chien se vidant de son sang puis l’avait soigné. Je me devais de lui raconter tout ce que je savais. Elle est courageuse, majeure et surtout intelligente. Elle pourra m’aider ou au contraire me demander de ne pas l’impliquer plus dans mes problèmes.

Que dois-je faire ?

  • 1- La remercier et lui raconter n'importe quoi (29%, 15 Votes)
  • 2- La remercier et lui raconter toute l'histoire (71%, 37 Votes)

Nbre de votes: 52

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