Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Chapitre 3

Quelqu’un aurait vu un nibard ?

Attention : c’est le Week End. Il y a deux votes. Vous avez jusqu’à dimanche minuit pour voter.

Précédemment dans “Si j’aurais…”

“Je n’en sais rien. Mon chien l’avait chez moi. Il doit être encore là bas.
- dépêche-toi de te rhabiller”.
Une minute après, j’étais à nouveau dans la voiture.

La nuit commençait à tomber. L’avantage d’avoir un doigt cassé est que la douleur vous fait oublier à peu près tout : le danger, le stress, la faim, la peur… L’inconvénient par contre est que cela vous rend très égoïste : j’avais mal, très mal et je ne craignais qu’une chose… faire une bêtise pour ne plus ressentir de douleur…
Je devais rester lucide sur les choix à opérer. Ils ne devaient pas avoir la puce sinon il était évident qu’ils allaient nous liquider.

Trois quart d’heure plus tard, la voiture entrait dans mon parking. Une forte odeur de brûlé s’échappait dès l’ouverture des portes de l’ascenseur. Ce n’était qu’un amuse gueule comparé au spectacle qui m’attendait. Le couloir du 3ème étage baignait dans l’eau. Ma porte avait été défoncée par les pompiers, enfin, je supposais que c’était leur œuvre, à coup de haches. Mon appartement était entièrement calciné. Tout avait brûlé. Il ne restait quasiment rien d’intact. Nastasia n’avait pas les choses à moitié.
“Où est la prothèse ?
- euh… je ne sais pas… comment vous voulez que je le sache, tout est brûlé !
- trouve la ou je te casse un autre doigt”.

La peur. Elle m’habitait. Des pieds à la tête en passant par mon index brisé en deux. J’avais peur. Peur d’avoir mal. Peur de mourir. Peur tout court.
Je devais gagner du temps. Je devais faire semblant de chercher ce foutu bout de silicone. Je soulevais des restes de t-shirt, de caleçon. Tout n’était que cendres et amas boueux. Quelle sera ma vie après tout ça ?
Mon manège ne prenait pas. Igor -il avait une tête à s’appeler Igor- s’agaçait et secouait avec de plus en plus de vigueur son bras et par conséquence la main située à son extrémité… ainsi que la crosse du pistolet qu’elle tenait solidement. J’ignorais s’il le faisait exprès mais voir un mec de près de deux mètres et 100kg, armé, s’énervait, était de nature à faire naître du stress en moi.
“Vous ne pourriez pas arrêter de pointer votre arme vers moi s’il vous plaît ? Cela me permettrait de me détendre et de chercher plus efficacement”. Un de mes mots devait être une insulte en russe. Alors que son acolyte n’avait pas bougé de la porte, Igor se mit à me hurler dessus, s’avançant arme au poing en ma direction.
“Excusez-moi ! Arrêtez de me braquer comme ça, s’il vous plaît… Aidez-moi à chercher, on ira plus vite. Ensemble. Together”. Ma proposition l’avait tellement surpris qu’elle l’avait stoppé net. “Ensemble. Yes we can ! YES WE CAN!”. La frontière entre la surprise et l’exaspération est souvent proche. De toute évidence, je l’avais franchi. Alors que j’étais concentré sur son arme, son poing gauche venait heurter mon nez.

Je n’y voyais plus rien. Des larmes inondaient mes yeux tandis que mon nez pissait du sang. Et Igor continuait à hurler, à me braquer. J’allais mourir.

Un téléphone sonna. Le téléphone d’Igor. Les sonneries le calmèrent mais il restait là, le bras tendu dans ma direction. Étrangement, je n’avais plus peur. Je savais que j’allais mourir. On a peur quand on a un doute. On a peur quand on a le choix. Ce n’était plus mon cas. J’étais résigné.

Gardant son arme dirigée sur moi, Igor décrocha. S’en suit un échange bref mais sévère. Tu m’étonnes… il n’a pas la puce. Visiblement contrarié, Igor me tendit le téléphone.
“Allo ?
- Vous me décevez. Vous devez penser que nous ne sommes pas sérieux. Je ne vous avais rien demandé de compliqué. Vous voulez dire quelque chose à Nastasia ?”.
Ses hurlements transpercèrent mes tympans. “Nooooooon! Lâchez moi! A l’aiiiiiiiiiiiiiiiiiide”. Un coup de feu stoppa un bref instant ses hurlements. Un fraction de seconde plus tard, ses cris redoublaient.
“Continuez à vous moquer de nous et rapidement il ne restera plus grand chose de votre amie. Où se trouve l’objet que je recherche ?
- Mais je vous assure qu’il doit…
- Recommencez !” Nastasia hurlait encore plus fort.
“Arrêtez ! Arrêtez ! La prothèse se trouve juste en dessous, chez Nastasia.
- Bien. Rendez le téléphone à mon collaborateur”.

Pas besoin d’écouter la conversation. Je savais ce qu’ils étaient en train de se dire.
Un instant plus tard, nous descendions chez Nastasia… et fracturions sa porte. Un instant plus tard, je leur tendais la prothèse, enfin, ce que les dents d’Hugo avaient bien voulu épargner.
“Arrêtez ! C’est jouet du chien”. Voilà pourquoi ils ne l’avaient pas pris. Ils ignoraient que le truc qui était dans la gueule d’Hugo était la prothèse.
“Je vous assure que c’est la prothèse”. Les deux hommes se hurlaient dessus. Ils venaient sans doute de comprendre leur erreur et si cela se passe comme dans les romans policiers, dans de tels milieux, après de grosses erreurs, on touchait rarement les Assedic.

Igor passa un appel, à son patron je suppose. Dès qu’il eut finit, il beugla : “amène nous au chien !”.
J’étais pris au dépourvu. Que faire si ce n’était d’aller à la clinique vétérinaire ? “Il est soigné dans le XVème”. Le temps de descendre au parking et nous prenions la direction de la clinique.

La personne qui était à l’accueil tapait avec frénésie sur son clavier les consignes qu’avait enregistrées sur un dictaphone un vétérinaire. Coquette, ses écouteurs étaient assortis à son collier. Elle ne nous avait pas vu arriver jusqu’à ce qu’Igor crut bon de manifester notre présence en lui arrachant un écouteur.
“Veuillez excuser mon ami. Il est un peu nerveux. Je viens voir mon chien. Je l’ai déposé tout à l’heure pour une blessure au niveau de la gorge. Il s’appelle Hugo”.
Visiblement contrariée par l’attitude cavalière d’Igor, elle chercha dans son ordinateur la fiche d’Hugo. “Allez au fond de ce couloir. C’est Monsieur Boullevault qui s’est occupé de votre chien”. Elle remettait son écouteur et reprenait sa frappe.

“Docteur Boullevault, bonjour, on vient de m’indiquer que vous vous étiez occupé de mon chien : Hugo.
- Oui. Tout à fait. Tout d’abord, je tiens à vous rassurer : le saignement était spectaculaire mais la blessure n’était pas si grave que cela. Par contre, j’ignore ce que vous avez fait à mon responsable, mais j’ai cru qu’il allait me virer quand je lui ai dit que je n’avais pas fait de radio ! Donc, puisque cela semblait important, il n’y a ni éclat de balle ni quoi que ce soit à l’intérieur de votre chien”.

Bordel ! Mais qu’est ce qu’il raconte ce con ! Igor, dont le français n’était pas fameux, semblait avoir tout bien saisi et discutait avec son collègue.

“Par contre, je vous demanderais d’aller voir mon responsable pour pouvoir récupérer votre chien. Il se trouve à l’étage supérieur”.

Après avoir gravi les marches, nous rentrions tous les trois dans un hall. Au milieu, se trouvait l’homme à la blouse blanche qui avait récupéré Hugo dans ma voiture. Son visage se ferma dès qu’il me vit.
“Votre chien a été recousu. La plaie ne saigne plus. Vous pouvez le prendre.
- Merci beaucoup. Je dois signer un papier ? A qui dois-je payer ?
- c’est bon, votre ami a déjà tout payé”.
Mon ami ? Quel ami ? De qui parlait-il ?
“Au revoir”. Il tournait le dos et s’éloignait.
Qui aurait pu payer l’intervention ? Qui était cet ami ?

Mon tendre Igor mit fin précipitamment à ma réflexion : “allez vite, vas chercher chien”.
Hugo me regardait. Il semblait amorphe. Ils avaient du lui donner un calmant. Il restait là, debout devant moi, sans bouger.
“Viens mon chien, on va aller faire un tour en voiture”.
Une fois dehors, le téléphone d’Igor sonna à nouveau. Après une nouvelle discussion musclée, Igor activa le haut parleur :
“le vétérinaire a dit que votre chien n’avait pas mangé de puce. Alors, ne me forcez pas à vous reposer une nouvelle fois la question : où est-elle ?”.

1- Tant qu’ils n’auront pas la puce, il nous restera une chance de survivre. “Écoutez, j’ai fait tout ce que vous m’avez demandé. J’ai donné à vos hommes la prothèse. Je les ai amenés à mon chien et un vétérinaire nous a assuré qu’il n’avait rien avalé. Je ne sais pas de quelle puce vous parlez, ni où elle se trouve. Laissez nous à présent et laissez Nastasia partir”.

2- Tant que je ne leur dirai pas où se trouve cette foutue puce, ils vont continuer à nous torturer et je ne vois plus quelle carte je pourrais encore abattre. “La puce se trouve au commissariat des Halles ! Je l’ai laissé là bas tout à l’heure”.

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“La confiance n’exclut pas le contrôle. Igor, tu vas ramener tout le monde et nous allons vérifier par nous même que le chien n’a pas avalé cette puce”.

Les salauds ! Ils allaient ouvrir mon chien en deux. Ils n’allaient écarter aucune hypothèse et l’hypothèse qu’Hugo ait avalé la puce était tout à fait plausible, malgré ce qu’avait déclaré le vétérinaire.
Hugo se traînait péniblement. Son bandage étant autour du cou, le vétérinaire lui avait retiré le collier. Je devais donc le pousser pour le forcer à avancer.
Une fois arrivés à la voiture, Igor ouvrit le coffre de sa voiture : “fais le monter dedans”.
Je prenais avec délicatesse les pattes avant de mon chien. Malgré tout ce que je lui avais fait subir, il continuait à me regarder avec cet amour si… canin ! Au moment où je levais ses pattes, Hugo poussa un gémissement de douleur. Aussitôt, je reposais ses pattes sur le sol. “Il ne peut pas monter, vous voyez bien qu’il a trop mal”. Igor, visiblement excédé, me poussa et donna des instructions en Russe. Les deux russes saisirent chacun une paire de pattes pour hisser Hugo dans la voiture.

1- C’est sans doute ma dernière possibilité de fuir. Fuir et récupérer la puce. Fuir et prévenir K. Fuir et sauver Hugo et Nastasia.

2- Si je me sauve maintenant, je risque de ne plus revoir vivant Nastasia et Hugo. Je dois retourner dans cet entrepôt et avec un peu de chance, nous sortirons tous trois indemnes de cette histoire.

Que dois-je faire ?

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