Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Chapitre 5

Oh oui… viens !

Pour recevoir les prochaines histoires dès leur sortie et ne plus rater un vote, si vous ne l'avez pas encore fait, sachez que vous pouvez vous abonner à ce site par RSS ou bien par mail. Plus d'infos ici. Merci et bonne visite!

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi :

1- Je fais signe à Nastasia de ne plus faire le moindre bruit et profite de son silence forcé pour commencer à l’embrasser.
2- Qui est là ?
3- Je fais signe à Nastasia de se taire et d’attendre que le mec parte.

Nastasia pouffait de rire. Je lui faisais signe de se taire tout en espérant la faire éclater de rire. A peine j’approchais de son cou, je la sentais se crisper puis rigoler… chatouilleuse la demoiselle !

“Ouvrez ! Je sais que vous êtes là, je vous entends”. La voix était calme, posée. L’homme semblait certain que nous allions ouvrir. Pourtant, à ce moment là, le dicton “cela m’en touche une sans faire bouger l’autre” semblait prendre tout son sens.

“C’est peut être encore la Police” me chuchota hilare Nastasia. “Vas te cacher”. Joignant les gestes à la parole, Nastasia poussait sur ma tête pour me faire descendre sous les draps. Je me retrouvais donc, dans une relative pénombre, nez à nez avec l’un de des seins. Le spectacle était tout aussi surprenant que ravissant. Mais je ne pourrais plus jamais la regarder dans les yeux ! Alors que je m’apprêtais à entrer en action, heureux comme un enfant qu’on aurait enfermé par mégarde dans une confiserie, Nastasia poussa un hurlement. Je n’avais jamais douté de mes pouvoirs surnaturels et de l’effet que je produisais sur les femmes dans de telles situations. Toutefois, ce cri me semblait bien trop puissant et surtout bien trop précoce pour avoir un quelconque rapport avec ma présence sous les draps.

“Vous avez deux minutes pour vous rhabiller”. La voix ne venait plus de l’extérieur mais bien de la chambre. Je sortais la tête du drap pour découvrir aux pieds du lit celui qui nous avait servi de chauffeur quelques heures plus tôt. Une colère dont je ne me sentais pas capable m’envahit. Je me jetais sur lui sans savoir ce que je comptais réellement lui faire.
De toute façon, la colère, même celle d’un homme exaspéré, n’était semble-t-il pas suffisante contre la technique d’un agent du contre espionnage : avant d’avoir pu le toucher, je me retrouvais à genoux, immobilisé par une torsion de mon doigt déjà cassé, nu comme un vers.
“Vous avez moins de deux minutes à présent. Dépêchez vous, je dois vous ramener à Monsieur Traisnel”.
Nastasia, comme guidée par un certain fatalisme, une résignation propre à ceux qui ne s’étonnaient plus de rien, était déjà en train de passer sa tenue de baba-cool dénichée dans l’après-midi au marché. Elle me jetait des regards qui me suppliaient de ne pas compliquer la situation. Hugo semblait partager son avis et se dirigeait déjà vers la sortie. N’y avait-il donc que moi qui aspirais au calme et à la volupté ?

Nastasia rassemblait nos affaires pendant que je me rhabillais. Elle mit nos billets et nos diverses achats dans un énorme sac multicolore, sorte d’hybride entre une valise et un polochon géant, que nous avions acquis lors de notre virée shopping… Nous pensions alors encore passer quelques jours de repos bien mérités dans les Baléares.

Une fois installés dans le véhicule, le conducteur ne nous dit plus un mot et fila à l’aéroport à une vitesse non autorisée. La voiture prit la direction d’un hangar situé à l’opposé du hall de l’aéroport. Un portail bloquait l’accès, mais la présentation d’un document à l’agent de sécurité changea la donne : Sésame ouvre toi ! Nous roulions sur une petite voie, à coté du tarmac. La voiture entra dans un hangar où se trouvaient un jet privé, des hommes et au milieu Basile Traisnel.

Il s’approcha pour ouvrir la portière à Nastasia : “je vous prie d’accepter toutes mes excuses pour la gène occasionnée. Croyez bien que nous ne prenons aucun plaisir dans cette situation”.
Des excuses et alors ? Comment espérer que des excuses puissent produire le même bonheur qu’une partie de cache-cache sous des draps ! Alors que je m’approchais de Nastasia, Basile, me montra une photo : “Connaissez vous cet homme ?”.

Bien entendu. C’était Georges, le mec de ma femme. Hugo jappa à la vue de ce visage familier : ce chien est con mais observateur.
Ça alors, si il y avait bien quelqu’un que je ne pensais pas trouver sur mon chemin aujourd’hui c’était bien lui… lui qui vivait à temps partiel dans ma maison, qui dormait dans mon lit et qui baisait ma femme.
Je n’avais jamais compris ce qu’elle lui trouvait. Elle disait aimer chez moi mon romantisme, ma poésie, ma créativité, mon coté imprévisible et fantasque : une vraie description de site de rencontre….qui fait mouche… Lui c’était tout le contraire : avocat d’affaire dans les milieux financiers, pour ce que j’en sais. Il partage sa vie entre New-York et Paris, je ne l’avais jamais vu sans son costard trois pièces, il faisait planifier sa vie mondaine et sentimentale par son assistante à un mois. Mon ex disait qu’il le rassurait, qu’avec lui on pouvait construire des choses, qu’il n’avait pas peur de l’avenir… Enfin, revenons à nos moutons !

“Oui, je connais cet homme. C’est le nouvel amant de ma femme”. Au regard interrogatif de Nastasia, je rectifiais en toute hâte : “Oups, de mon ex-femme, bien sûr !!! Qu’est-ce qu’il se passe, qu’est-ce qu’il fait là ?
- Veuillez nous excuser Mademoiselle”.

Basile me prit par le bras et m’éloigna de Nastasia pour qu’elle ne puisse entendre ce qu’il allait me dire : “Nous pensons que cet homme est mêlé à l’affaire de la puce. Nous n’avons pas encore toutes les preuves, mais nous savons qu’il a joué un rôle dans le vol ou dans le transport de la puce. Il pourrait avoir joué un rôle également dans le meurtre de la femme que vous avez découvert.
- Georges ? un assassin ? Je ne l’aime pas mais il y a des limites. Georges est con, imbu de sa personne, mais ça reste avant tout une bonne… excusez moi l’expression… pompe à merde !
- tout ça ne fait aucun doute. Mais je peux vous assurer que c’est un homme dangereux, avec de bien mauvaises fréquentations. Toujours est-il que j’ai pour instruction de vous envoyer àArgeles sur Mer, vous allez nous aider à l’arrêter.
- hein ? Vous vous foutez de ma gueule ?
- non, pas du tout. Nous serons à vos cotés, vous ne risquerez rien. Par contre, nous aimerions que vous demandiez à la demoiselle de vous accompagner. Cela rendrait notre plan plus crédible.
- quoi? Vous voulez que je mêle Nastasia à votre plan ?

1- En même temps, si c’est sans risque… Je pourrais être avec Nastasia, rendre jalouse mon ex et, même si je sais qu’il n’a rien fait, faire coffrer Georges et lui faire découvrir le plaisir de la garde à vue…

2- Avec eux, c’est toujours sans risque et au final, on se retrouve toujours avec un flingue sur la tempe. “No Way”. Je n’amène pas Nastasia avec moi !

Hum, c’est bon ça !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi :

1- Je vous remercie mais après tout il me reste encore 9 doigts… Je devrais pouvoir me passer du dixième.
2- Cela ne serait pas du luxe de me poser une véritable attelle sur le doigt. Vous croyez que si vous montrez votre insigne on pourra passer devant tout le monde ?

“Vous savez, je suis accompagné de mon médecin personnel ! Elle saura très bien s’occuper de mon doigt, j’en suis certain”. Difficile de faire plus gnangnan. Il fallait que je me ressaisisse, que je redevienne l’ours macho, graveleux et vulgaire que j’étais avec de me transformer en Monsieur Tout Le Monde et d’avoir 2 mouflets, un break et une paire de pantoufles posée aux pieds de mon lit… Alors que Nastasia validait mes propos en adressant à K un sourire poli de circonstance, je redevenais moi même et claquais ma main sur le postérieur de ma petite Russe… Finalement, vue sa réaction, ce n’était pas si mal de porter des pantoufles dans un break…

“Vous allez être logé aux frais de la République Française. Votre séjour sera intégralement pris en charge. Ce n’est bien sur pas une raison pour gaspiller l’argent des contribuables n’importe comment”. Ah ce Basile, un vrai déconneur… “Je n’ai reçu aucune instruction quant à vos affaires personelles ni à cette valise : vous êtes donc libre d’en disposer à votre convenance, ou plutôt en toute conscience. Je vous dis au revoir, un de mes hommes va vous conduire à votre hôtel. Bon séjour et encore merci”. Deux poignées de main plus tard, K était reparti vaquer à ses occupations. Je prenais dans mes bras Nastasia qui venait de bon cœur se blottir contre moi. Hugo, jaloux, venait se glisser entre nos jambes… Vive l’amour à 3 ! Vive le cash ! Viva Ibiza !

Une demi-heure plus tard, nous étions conduits à notre hôtel par un homme armé et peu bavard. La situation m’aurait paru surnaturelle il y a encore quelques jours, pourtant, aujourd’hui, elle ne me choquait pas. La traversée de l’île fut rapide. Une dizaine de minutes plus tard, nous étions à notre hôtel. Tout était somptueux, à commencer par la vue : face à la mer !
Notre chauffeur, qui ne semblait guère apprécier sa fonction, fila rapidement. Nous étions enfin seuls : Nastasia, Hugo et son pansement, moi et mes 9 doigts valides.

Tandis que le groom, quelque peu désabusé par le fait que nous n’ayons qu’une petite valise, nous laissait sans le moindre pourboire, je commençais à embrasser Nastasia dans le cou. De folles images s’entrechoquaient dans mon esprit. Mes mains se posaient sur ses épaules. La température dans la pièce montait.
Au bout de deux minutes intenses, Nastasia se dégageait de mes bras. Elle reculait d’un bon mètre et me regardait de haut en bas. Elle me scrutait dans le moindre de mes détails avec un regard lubrique : “Tu sais de quoi j’ai envie, là, tout de suite ?”. Sa voix était suave, torride, et le ton employé terriblement suggestif. Je secouais la tête avec un sourire niais. J’attendais la suite…
“J’ai envie d’un truc chaud, très très chaud”. Mon sang ne faisait qu’un tour : OH MY GOD !
“Jai envie… d’un steak frites! Viens on va manger”. Sans attendre ma réponse, elle prenait Hugo et sortait de la chambre, nous laissant mon excitation et moi en plan.

Après avoir attendu cinq bonnes minutes son retour, en vain, je la rejoignais sur le perron de l’hôtel. Elle était en train d’écouter un certain Philippe qui jouait de l’Ocarina. Fière de la situation, elle prenait ma main et nous partions en quête de nourriture.

L’après midi passa ainsi, entre promenades, bouffes, picoles et quelques courses. De retour à l’hôtel, on abandonnait Hugo dans la chambre pour profiter du spa et du jacuzzi.
Cette journée était vraiment magique, comme Nastasia d’ailleurs. Juste avant de passer sous les mains du masseur, elle me glissait à l’oreille : “je vais nous faire monter le repas à la chambre, j’ai toujours rêvé de manger toute nue…”. Dans une autre vie, j’aurais hurlé de douleurs sous les mains puissantes de l’homme installé derrière moi. Mais je n’étais pas dans une autre vie. Dans ma nouvelle vie, j’allais manger avec Nastasia… nu !

Dix minutes plus tard, j’enfilais mon peignoir et montais à ma chambre. J’arrivais en même temps que le garçon d’étage. Je le libérais du plateau repas et entrais dans la chambre. Nastasia m’attendait, sous les draps. Seules ses épaules, dénudées, dépassaient : “Bonjour Monsieur, je vous attendais, je suis affamée”.
J’installais le plateau sur le lit. “Vite ! Mets toi tout nu, j’ai faim !” A peine avait elle terminé sa phrase, j’étais déjà en tenue d’Adan, sous les draps, collé à elle. Manifestement, elle était déguisée en Eve… La situation était cocasse. On rigolait comme deux adolescents. On était bien, heureux. On mangeait du jambon avec les doigts, à poil, dans un lit King Size.
Tandis qu’on s’apprêtait à attaquer à un vieux cliché -des fraises et du champagne-, une voix interrompait notre quiétude. “Ouvrez s’il vous plait”. L’accent était bel et bien français.

1- Je fais signe à Nastasia de ne plus faire le moindre bruit et profite de son silence forcé pour commencer à l’embrasser.
2- Qui est là ?
3- Je fais signe à Nastasia de se taire et d’attendre que le mec parte.

Promis, juré, craché !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi le premier choix :

1- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne-moi. Ça te dirait qu’on passe quelques jours ici à Ibiza ?
2- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne-moi. Rentrons à Paris. On ira à l’hôtel, on découvrira la ville comme un jeune couple… tu veux ?
3- Merci, mais je vais rester ici avec mon chien. Nastasia, tu restes avec nous ou tu veux tout gâcher ?
4- Ramenez moi à Paris. Nastasia, tu viens avec nous ou tu continues à faire la gueule ?

Cette fille me plaisait trop. Il fallait que je fasse quelque chose d’extraordinaire, quelque chose que la Loi naturelle des Hommes interdit depuis l’aube des temps : je devais lui présenter des excuses.

Bien entendu, elles seraient de composition, consolidées par toute la mauvaise foi qui m’habitait. Bien entendu.

“Nastasia, je t’en supplie. Pardonne-moi ! J’ai été le dernier des connards, un moins que rien. Une sombre merde, je te le concède. Mais si tu pouvais, l’espace d’un instant, essayer de mettre de coté ce triste moment de ma vie, tu pourrais découvrir que je ne suis pas du tout comme ça”.

Merde ! Elle n’avait pas bronché. Pas esquissé la moindre émotion. Un bloc de glace. J’aurais pu lui sortir la meilleure des excuses, je pense que cela n’aurait rien changé.
Et puis, après un long moment de silence durant lequel elle me regardait froidement, elle se mit à parler. Un flot ininterrompu. Je ne comprenais rien à ce qu’elle me disait. Mais le fait qu’elle utilise sa langue natale pour me parler me faisait penser qu’elle ne devait pas me dire que de douces choses. Ah si seulement elle m’avait insulté via Youtube, j’aurais pu avoir les sous-titres.

Son monologue dura près d’une minute et se conclue le doigt pointé vers moi, ce qui devait signifier : si tu me refais ça, je te tue! ou je te te mange tout cru… bref, “c’est la dernière fois que tu me fais ça !”.
N’ayant aucune envie de me retrouver sous la menace de son doigt, je m’avançais timidement vers elle pour l’enlacer. Les premières secondes furent longues : j’avais l’étrange sensation de tenir un corps inerte, comme si elle dormait ou était ivre morte… puis, sans aucun doute, mon sex-appeal commença à faire son effet. Rapidement, elle leva les bras pour me serrer à son tour, blottit sa tête contre mon torse pour finalement lever les yeux vers moi et… Quoi ? Vous lisez encore ? Mais c’est intime quand même non ?… m’embrasser… C’était beau, émouvant, romantique, idyllique…

“Bon les tourtereaux, c’est superbe, très émouvant, ayez de beaux enfants, ne vous refilez pas de maladies, patati patata, mais nous devons vous partir. Monsieur, je vois que vous avez un étrange bandage à la main. Souhaitez-vous que nous vous amenions chez un médecin ?”.

Nastasia m’avait en effet un bandage de fortune durant mon sommeil à l’arrière de la voiture. Mon doigt était parfaitement immobilisé mais c’est vrai que, tout du moins d’un point de vue esthétique, cela n’avait rien de glorieux.

“Je suis navré de vous presser mais nous sommes attendus en France dans quelques heures. J’ai pour instruction de faire en sorte que vos prochains jours soient des plus agréables. Souhaitez vous voir un médecin ou préférez vous que nous vous amenions à un hôtel ?”

1- Je vous remercie mais après tout il me reste encore 9 doigts… Je devrais pouvoir me passer du dixième.

2- Cela ne serait pas du luxe de me poser une véritable attelle sur le doigt. Vous croyez que si vous montrez votre insigne on pourra passer devant tout le monde ?

Yes, She Can

Précédemment dans “Si j’aurais…”

“Oui, nous savons où se trouve la puce. Les Russes ne l’ont pas…
- Quoi ?”. Basile écarquillait tellement ses yeux qu’ils risquaient d’en tomber. Pourquoi semblait-il si surpris ?
“Vous êtes certains que les Russes n’ont pas avec eux la pièce ?
- Affirmatif chef ! Oui chef !”. L’humour… plaisir de la vie que j’aimais tant mais que j’oubliais souvent d’utiliser dans de bonnes occasions. J’espérais tirer un sourire à Nastasia, lui faire oublier ma traîtrise. C’était en vain.
“Très très drôle Monsieur, celle-là, on ne me l’avait jamais fait. Excusez moi”. Son téléphone vibrait dans sa poche. Il se leva et s’éloigna pour répondre.
“Nastasia, arrête ça ! Je ne savais pas si je pouvais te faire confiance. Tu venais de me dire que tu étais Russe… J’ai préféré…
- c’est bon, tu n’as pas à t’excuser. Nous ne sommes pas mariés, nous ne sommes que voisins”.

Basile raccrocha et s’adressa à ses hommes : “Barack Obama vient d’être élu. Ce n’est pas une surprise, on s’en doutait depuis plusieurs heures. Les objectifs seront remis à jour dans les 3 prochains jours, n’oubliez pas de vérifier s’ils ont évolué. Enfin, je ne suis pas certain que cela change quoi que ce soit pour nos concitoyens” ajouta-t-il en murmurant dans sa barbe. “Messieurs, laissez nous s’il vous plaît. Allez boire un café, vous promener sur le port, vous avez 10 minutes”.

Sans la moindre effusion de joie, les hommes de K s’exécutèrent : ils cessèrent leur activité et se dirigèrent vers l’extérieur. Mais pourquoi donc les avait-il fait sortir ?

“Donc, vous alliez me dire où se trouve la puce
- Pourquoi avez vous demandé à vos hommes de partir ?
- Je veux bien être gentil et ouvert d’esprit, mais ne nous dispersons pas. La règle est simple : je pose les questions, vous y répondez”. Le ton amical s’était évaporé en même temps que les témoins de la scène.
Ce changement brutal d’attitude glaçait mon sang. Etait-il bien celui qu’il disait ? N’allait-il pas nous tirer une balle dans la tête une fois la puce récupérée. Ma décision était prise : je n’allais pas lacher le morceau.
“Euh… On a juste dit qu’on savait où elle était, mais on ne l’a pas, elle est en sécu…
- Tenez !”.
J’étais stupéfait. Nastasia tenait la puce entre ses doigts. Elle me fixait droit dans les yeux. Elle voulait se venger, elle l’avait fait.

“Merci Demoiselle. Vous n’avez pas la nationalité Française, il est donc difficile de parler de geste patriotique, toutefois, sachez que la République vous remercie. Quant à vous… je comprends votre suspicion, je ne vous en veux pas.
- Mais non, ce n’est pas…
- Ne vous justifiez pas. Seule la puce m’intéresse. Sachez que toute cette affaire sera sans conséquence sur vos vies : votre appartement va être rénové, votre emploi à Paris sauvegardé… Mes services vous recontacteront dans les prochains jours pour savoir ce qu’ils peuvent faire”.
Bla bla bla… Je ne l’écoutais plus. Je regardais la belle Russe : son regard, si charmeur il y a encore quelques minutes, était glacial, des traits tirés avaient remplacé sourire et fossette. Merde! Qu’est ce que j’avais fait…
“Bref, ne soyez pas inquiet : la France ne vous laissera pas tomber. J’ai d’ailleurs pour instruction de vous amener là où bon vous semble. Où voulez vous aller ?”.

1- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne moi. Ca te dirait qu’on passe quelques jours ici à Ibiza ?

2- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne moi. Rentrons à Paris. On ira à l’hôtel, on découvrira la ville comme un jeune couple… tu veux ?

3- Merci, mais je vais rester ici avec mon chien. Nastasia, tu restes avec nous ou tu veux tout gâcher ?

4- Ramenez moi à Paris. Nastasia, tu viens avec nous ou tu continues à faire la gueule ?

Invitez par mail vos amis à voter Invitez par mail vos amis à voter

Une puce, ça gratte ?

Message perso : lancement du site http://www.lesondagedujour.info. Chaque jour, un sondage. Vous répondez, vous ne répondez pas, c’est vous qui voyez. 24H plus tard, les résultats et un nouveau sondage. Simple non ?

Précédemment dans “Si j’aurais…”

K semblait vraiment géné par notre réponse.
“Euh… attendez, nous allons nous mettre au calme à l’écart”. Nastasia me lançait des regards incrédules, sans doute partagée tout comme moi entre l’envie de tout raconter pour que cette histoire s’arrête et la crainte de voir notre vie s’arrêter également.
K demanda à un de ses hommes de nous apporter de quoi nous assoir. Relativement bien installés et armés de café chaud et d’enseimada, l’interrogatoire pouvait reprendre.

“Vous avez vu un de mes hommes donner une puce à vos agresseurs ?
- oui ! ils avaient l’air de se connaître. Il lui a donné la puce tout en lui disant qu’il avait couvert ses arrières. C’est à ce moment là que le chef -Vassilia- l’a tué avec son couteau.
- mais qu’est ce qui vous fait dire que cet homme travaillait pour moi ?”. K semblait vraiment ennuyé par nos déclarations.
“Il était avec vous, dans la maison de mon ex-femme l’autre matin.
- euh… qui d’autre est au courant ?”.

Visiblement, il était rassuré par le fait que nous n’ayons pas ébruité l’affaire.

“Bon, vous avez sans doute des questions à poser non ? Dépêchez vous, je n’ai pas beaucoup de temps”. Le ton était devenu beaucoup plus sec. Nastasia démarra au quart de tour :
“Qui êtes vous ?
- Je m’appelle Basile Traisnel. Sans rentrer dans les détails, je travaille dans le contre espionnage. Le contre espionnage français bien sur” ajouta-t-il en souriant, fier de sa petite précision. “Les autres, les Russes, sont dans le commerce. Drogues, voitures volées, prositution… bref, tous les secteurs d’activité lucratifs. Depuis un certain temps, leur organisation a lancé une nouvelle filiale consacrée au trafic d’armes. Mais ce ne sont pas des terroristes, ils ne font que du commerce…
- euh… mais quel est le rapport avec nous ?
- la puce ! La femme que vous avez retrouvée dans la forêt travaillait entre autre pour eux. D’après nos informations, nous savons qu’elle était en contact avec eux et qu’elle était censée leur fournir la puce. Par contre, nous ignorons encore comment elle a fait. Nous savons que vous nous avez caché des informations. Ne vous inquiétez pas, nous ne vous en tiendrons pas rigueur.
- la puce était dans son sein !”. C’était sorti spontanément de ma bouche.
K, enfin, Basile Traisnel, me regardait avec un drole d’air, comme s’il était inquiet pour ma santé mentale.
“Quand j’ai découvert le corps, il y avait 2 prothèses mamaires. Quand je suis revenu avec les Gendarmes, mon chien a volé une prothèse, l’autre n’était déjà plus là. Je voulais rentrer chez moi et j’ai pensé que ce serait un gain de temps de ne pas mentionner cette double disparition.
- Et la puce était dedans ?
- Quand mon chien a refait surface, il avait toujours la prothèse dans sa gueule. Il ne voulait pas la lâcher et l’a gardée avec lui. A Paris, par contre, à force de donner des coups de dents, le nichon s’est déchiré et la puce en est sortie”.
Nastasia me regardait fixement. Je sentais le poids de son regard sur moi. Oui, je lui avais menti. Oui, je ne lui avais pas fait confiance. Oui, j’étais un con. Et elle venait de découvrir tout cela d’un coup.
K n’avait que faire de la susceptibilité d’une femme : “et l’autre sein ? il est où ?
- je ne sais pas, envolé. Les russes peut être ?”.

Je suppose que dans ce genre de métier l’imprécision et les suggestions n’étaient pas choses appréciées. Nastasia continuait à me regarder fixement. Elle était furieuse. Une colère froide dont les femmes avaient le secret. Elle allait exploser, ce n’était sans doute qu’une affaire de secondes.

“Vous êtes certain de ne rien avoir oublié ? Vous n’avez pas un indice à me donner concernant cette puce ?”.

1- Absolument pas, je suis désolé. On vous a dit tout ce qu’on savait.

2- Puisque vous en parlez, nous savons où est la puce.

Invitez par mail vos amis à voter Invitez par mail vos amis à voter

Un Jour, Un Dessin

DANS L'ORDRE

    Invitez Vos Amis








    Powered by OpenInviter.com

LES PERSONNAGES

ILS L'ONT DIT

ABONNEZ VOUS

Recent Readers. These are the cool and trendy people that reads my blog!Recent Readers

Beurk... Fuck 100% bon Journée de mer** Espagne... ah ! Punk Attitude Régime d'hiver